Adapter les activités des municipalités en temps de pandémie

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Planification, concertation, soutien, adaptation. Telles sont les actions qui ont permis aux municipalités de continuer d’offrir des activités de sports et de loisirs malgré la deuxième vague de COVID-19. Un exploit rendu possible grâce au soutien de précieux partenaires.  

La première vague de la pandémie a frappé fort sur les municipalités au printemps dernier. Prises au dépourvu, elles ont été forcées de fermer leurs installations sportives, récréatives et culturelles, entraînant l’annulation complète de leur programmation, des mises à pied et un isolement profond de la population.

Depuis, elles ont tiré des leçons. Devant l’éventualité d’une reprise de la pandémie cet automne, les municipalités ont repensé leurs façons de faire et convoqué des professionnels en loisirs et différents partenaires pour y arriver. En d’autres mots, tout ce beau monde s’est mobilisé pour maintenir une offre de service intéressante en s’adaptant à l’air du temps.

« Les professionnels en loisirs en milieu municipal aident les organismes à maintenir leurs services et à mettre en place des activités de manière différente, observe Émilie Lacasse, agente de développement au réseau URLS Chaudière-Appalaches. Ce sont des acteurs pivots qui jouent un rôle essentiel en matière de développement social. »

Alors que sévit la 2e vague, une série d’initiatives a ainsi été mise en place pour minimiser l’impact de la crise sur la communauté : possibilité pour les familles de réserver des plages horaires dans les arénas de même que dans les centres communautaires pour jouer au badminton ou au volleyball ; prêt de livres sans contact dans les bibliothèques ; plan A, B et C prévu pour la tenue de la fête de l’Halloween selon l’évolution des mesures sanitaires ; formations sur l’utilisation d’outils informatiques offertes aux citoyens intéressés ; cours en ligne donnés par des entraîneurs de gym ou des professeurs de danse…

Des acteurs de soutien incontournables

L’apport de nombreux partenaires qui travaillent ensemble à la grandeur du Québec, de pair avec les professionnels en loisirs, s’avère essentiel. Si les enfants ont pu aller aux camps de jour cet été, c’est grâce à la participation de l’Association des camps de Québec (ACQ), l’Association québécoise du loisir municipal (AQLM), le réseau des Unités régionales de loisir et de sport (URLS) et la santé publique. Même chose pour les arénas qui ont pu rouvrir avec l’aide de l’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS).

« Les actions sur le terrain sont modulables d’une région à l’autre, précise Émilie Lacasse. Par exemple, le URLS assure une concertation entre tous les partenaires et la santé publique pour adapter les activités de plein air, les loisirs culturels et les activités physiques aux mesures sanitaires. On redescend l’information sur le terrain et on crée des lieux d’échange. Souvent, le simple fait de parler rassure les gens et leur confirme qu’ils sont dans la bonne direction. »

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