Des parcs entre bonnes mains dans les 8 MRC du Bas-Saint-Laurent, grâce à des acteurs de soutien dynamiques

En 2017, le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec a confié aux Unités régionales de loisir et de sport (URLS) le mandat de faire l’inventaire et l’évaluation des parcs et des espaces récréatifs publics. Au Bas-Saint-Laurent, l’URLS et la Direction de la santé publique (DSPu)ont non seulement saisi la balle au bond, mais aussi poussé ce mandat plus loin. Zoom sur une collaboration remarquable aux retombées positives pour les municipalités.

C’est autour de la Table intersectorielle régionale en saines habitudes de vie (TIR-SHV) du Bas-Saint-Laurent que l’URLS et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) ont décidé de collaborer pour réaliser le mandat du Ministère qui portait sur l’accessibilité, l’attractivité et la sécurité des parcs et espaces récréatifs et sportifs municipaux et scolaires.

« D’un commun accord, nous avons décidé d’ajouter un volet recommandations à ce projet, afin de laisser un outil de travail aux municipalités », explique Myriam Thériault, agente de prévention et promotion en saines habitudes de vie à la Direction de la santé publique du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Le projet a alors été intitulé Projet d’amélioration des parcs et équipements récréatifs et sportifs (PAPERS).

parc

Une collaboration bien en place

Il faut dire que ces deux instances du Bas-Saint-Laurent ont l’habitude de travailler ensemble. « Nous avons des objectifs communs et la communication est fluide entre nous, ce qui nous permet de nous arrimer dans nos actions », indique Caroline Castonguay, conseillère en loisir à l’URLS du Bas-Saint-Laurent.

Une tournée rentable

La décision de bonifier le mandat initial en fournissant un plan d’amélioration à chaque municipalité visitée a permis à l’URLS de rentabiliser les déplacements des conseillères en loisir. « En juin 2017, j’ai commencé a sillonné le territoire avec ma collègue Sarah Durocher-Bernier, raconte Caroline Castonguay. L’intérêt des municipalités a été remarquable, puisque 85 % d’entre elles ont accepté de participer au projet, ce qui représente près de 100 municipalités sur 114 ! »

Précisons que, tout en étant gratuit pour les municipalités, le déploiement de PAPERS exigeait que chacune d’entre elles adopte une résolution confirmant son adhésion au projet et nomme une personne responsable.

L’apport de la santé publique

L’URLS a utilisé l’outil Parc-o-mètre pour colliger les données d’inventaire et d’inspection des parcs et espaces récréatifs. Grâce à la collaboration du CISSS, des points supplémentaires ont été ajoutés à cette évaluation.

« La présence d’un point d’eau potable, l’entretien préventif pour contrôler l’herbe à poux, l’accès universel et l’éclairage font partie des aspects qui relèvent de la santé publique, tout comme l’accès sécuritaire à pied et à vélo », précise Myriam Thériault.

Une vue d’ensemble et une solution ciblée

Les partenaires COSMOSS* ont également lu les rapports. « Notre rôle consistait notamment à repérer les liens entre les recommandations de PAPERS et les politiques familiales ou les plans de mobilité durable adoptés par les municipalités, souligne Sophie Archambault, agente de concertation chez COSMOSS. Le cas échéant, nous suggérions de consulter les organismes regroupant des usagers des parcs et espaces récréatifs, comme les Maisons de la famille. »

Tous ces regards croisés sur les rapports rédigés par l’URLS ont, entre autres choses, permis de relever l’absence de support à vélos près de certains parcs municipaux et parcs-écoles visités. « Nous avons approché les agents de loisirs des municipalités concernées pour leur suggérer un achat groupé afin de faire une économie d’échelle », explique Caroline Castonguay. Cette proposition a mené à l’achat de 9 supports financés conjointement par le CISSS, COSMOSS et les municipalités.

Des améliorations pas si coûteuses

Les municipalités du Bas-Saint-Laurent ont beaucoup apprécié les rapports qui leur ont été présentés. « Elles disposent d’un outil qui leur permet d’améliorer leurs parcs et espaces récréatifs selon leurs priorités et leurs moyens », indique Caroline Castonguay. Plusieurs élus ont en effet pris conscience que la bonification d’un parc ne demande pas toujours l’achat d’un coûteux module de jeu.

« Un espace aménagé pour le jeu libre et actif, qui comprend, par exemple, une maisonnette et une butte, procure beaucoup de plaisir aux enfants tout en favorisant leur développement global, poursuit Caroline Castonguay. De plus, une simple amélioration de l’affichage peut contribuer à rendre un parc plus attrayant. C’est encourageant, notamment pour les petites municipalités, qui sont nombreuses dans le Bas-Saint-Laurent, de savoir par où commencer ! »

Un soutien continu

En outre, tant la direction de la santé publique que l’URLS restent à la disposition des municipalités. « Plusieurs municipalités et écoles nous ont demandé conseil pour mettre en place plusieurs des améliorations suggérées, explique Caroline Castonguay. Nous les accompagnons et les mettons en lien avec les ressources dont elles ont besoin pour réaliser leurs projets. » De plus, COSMOSS a mis de côté un petit budget qui pourra servir de levier dans un montage financier.

La remarquable participation des MRC et des municipalités du Bas-Saint-Laurent au projet PAPERS indique à quel point l’appui concerté de l’URLS, de la santé publique et de COSMOSS constitue un puissant levier d’amélioration des milieux.

Le projet PAPERS s’est réalisé grâce aux différents partenaires de la région du Bas-Saint-Laurent et à l’appui financier de Québec en Forme, dont les fonds sont gérés par COSMOSS.


* COSMOSS : Communauté ouverte et solidaire pour un monde outillé, scolarisé et en santé

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