Bâtir une ville avec ses citoyens, c’est payant!

L’espace public est un élément central de la qualité de vie. D’inspiration scandinave, les villes à échelle humaine sont maintenant au cœur des intentions urbanistiques de plusieurs administrations municipales dans le monde.

Plusieurs d’entre elles décident de mettre à profit l’intelligence des membres de la collectivité dans la conception d’espaces plus adaptés à l’humain. C’est d’ailleurs ce qui caractérise l’urbanisme participatif, qui consiste à placer les citoyens au cœur du développement des communautés.

 

L’implication citoyenne revisitée

Au Québec, bon nombre d’acteurs municipaux adaptent leurs pratiques pour être davantage à l’écoute de la population, mais surtout pour faire en sorte que les décisions se prennent avec et pour les citoyens qui vivent dans l’espace public. Le Centre d’écologie urbaine de Montréal, un des pionniers de cette pratique innovante, collabore avec plusieurs municipalités à la mise en place de marches exploratoires, d’enquêtes terrain ou d’activités participatives auxquelles prennent part les citoyens pour repenser l’aménagement de leur espace de vie.

À titre d’exemple, l’accompagnement du Centre dont a profité la ville de Shawinigan pour la revitalisation du quartier Saint-Marc en 2015 a permis d’enrichir les plans et scénarios d’aménagement grâce aux considérations émises par les citoyens qui fréquentent le site.

Participer aux décisions budgétaires

Et on ne s’arrête pas à la consultation. Certaines municipalités vont même jusqu’à encourager l’implication citoyenne en allouant des budgets participatifs aux groupes qui décident de se prononcer dans les choix urbanistiques. C’est le cas de Saint-Basile-le-Grand qui, sous recommandation du Centre d’écologie urbaine de Montréal, a adopté de nouvelles règles visant à encadrer l’utilisation du budget participatif pour la mise en place de projets soumis au vote populaire dans le cadre de son programme des dépenses en immobilisation. En 2016 et au grand bonheur de sa population, la ville inaugurait une toute nouvelle place publique juchée sur la rue principale grâce au tout premier budget participatif de la province. S’éloignant du processus décisionnel plus traditionnel, Sainte-Basile-le-Grand innove en s’approchant drôlement du sociofinancement local.

Des retombées collectives

L’urbanisme participatif offre plusieurs avantages. Évidemment, elle accentue la proximité entre l’administration municipale et les citoyens, notamment par des moyens de communication plus étroits et adaptés aux clientèles cibles. D’autre part, elle permet de mettre à profit l’expertise variée des membres de la communauté. Finalement, elle permet l’élaboration de mesures plutôt imaginatives, au départ vouées à une existence temporaire, qui finissent souvent par survivre au passage du temps grâce à leur ingéniosité et leur efficacité à dynamiser l’espace public.

D’ailleurs, cette dernière forme d’urbanisme, dite tactique, est caractérisée par des aménagements ponctuels pensés par les citoyens dans une visée d’appropriation et de valorisation de l’espace. C’est ainsi qu’a été transformé le parcours piéton à Chicoutimi, où un comité d’acteurs de la communauté a pris part aux décisions d’investissements de la Ville et aux actions tactiques pour revitaliser le milieu de vie.
Une collectivité soucieuse de la contribution de ses membres, c’est aussi ça, la démocratie de demain!

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