Transport actif sur le trajet des écoles en milieu rural : 4 pistes d’action concrètes

Grandes distances à parcourir, absence de trottoir, voies rapides et budgets restreints sont quelques-uns des obstacles que vous rencontrez sans doute dans votre municipalité rurale et qui empêchent les enfants d’aller à l’école à pied ou à vélo.

4 pistes d’actions concrètes existent pour vous aider avec la collaboration des écoles et des commissions scolaires à pallier ces enjeux et permettre aux enfants de votre municipalité d’utiliser les déplacements actifs pour se rendre à l’école.

1. Prévoir un débarcadère à 500 mètres de l’école

Vous pouvez mettre à disposition des commissions scolaires un parc, un terrain de stationnement, une église qui sont autant d’endroits où les parents en auto et les autobus scolaires peuvent laisser les enfants, qui sont ensuite accompagnés à l’école à bluehost优惠券 pied par des volontaires. En plus de permettre aux jeunes de marcher, cette initiative peu coûteuse réduit la circulation autour de l’école, un point très important pour les enfants qui habitent à proximité. Distance idéale : de 400 à 600 mètres de l’école.

2. Réduire le nombre d’arrêts de l’autobus scolaire

En regroupant les arrêts d’autobus, on permet aux enfants de marcher sur le trajet de l’école. Pour faciliter la mise en œuvre de cette action, il est très important de sensibiliser les parents aux effets positifs qu’elle aura sur la santé physique et l’attention en classe de leurs enfants. De plus, cette mesure facilite la planification du trajet des autobus scolaires et en réduit la durée, puisque plusieurs enfants embarquent ou débarquent au même endroit.

3. Recruter des accompagnateurs

Dans les communautés rurales, les liens sont tissés serrés, ce qui constitue un avantage pour recruter des bénévoles prêts à accompagner les enfants à l’école. Les centres pour personnes âgées constituent un bon bassin de bénévoles, par exemple. Au Wisconsin, la démarche a été poussée plus loin, car des employeurs ayant implanté des programmes de santé pour leurs employés les libèrent 30 minutes par jour pour qu’ils accompagnent les enfants à l’école.

4. Travailler en partenariat avec l’école pour démarrer un mouvement municipal et scolaire pour le transport actif

  • Pour sensibiliser les élèves et leurs parents, une école peut commencer de façon très simple en organisant une journée spéciale de transport actif.
  • Si la réponse est encourageante, de telles journées peuvent devenir mensuelles, puis hebdomadaires, grâce à la collaboration de quelques familles prêtes s’engager pour accompagner les élèves.
  • L’étape suivante consisterait à former un comité de travail conjoint municipal et scolaire pour favoriser la mise en place les pistes d’actions décrites plus haut, au profit de l’ensemble des écoles.

Des outils et des références pour soutenir vos démarches

Au Québec, le programme de Vélo Québec et de la Société canadienne du Cancer collaborent avec les municipalités et les écoles pour favoriser les déplacements actifs par les citoyens.

Le réseau Safe Routes to Schook (SRTS)1 a publié deux fiches (en anglais seulement) qui proposent des pistes d’action éprouvées et qui présentent des exemples concrets de milieux qui se sont mobilisés pour relever ces défis dont entres autres :

  • qui veulent offrir un environnement favorable au transport actif à l’ensemble de leurs citoyens. Même s’il s’agit d’un programme américain, les municipalités rurales québécoises y trouveront des pistes d’action transférables à leur réalité.
  • Un guide qui aide les commissions scolaires à développer et adopter une politique de transport actif.

Le site Veille Action vous propose également une fiche complète pour avoir un portrait global du transport actif sur le chemin de l’école et des pistes d’action :

Des exemples québécois inspirants

La ville de Rivière-du-Loup a mis en oeuvre avec la collaboration du Comité consultatif étudiant de la ville une activité de transport collectif. Ce sont donc 280 élèves qui ont pu emprunter les différents débarcadères pour marcher vers l’école.

Quant à Carleton-sur-Mer, ce sont les projets Trottibus, Pédibus et À pied à Vélo Villes actives qui accompagnement les jeunes et les incite à être actif sur le chemin de l’école.

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