Pour l’émergence d’une « culture » partagée des environnements favorables à la santé

La démarche Prendre soin de notre monde a été lancée en septembre 2015. L’objectif est de favoriser, partout au Québec, la création d’environnements et de milieux de vie favorables à la santé des citoyens. Comment s’y prendre pour atteindre cet objectif ambitieux? Denis Marion, membre du comité de coordination Prendre soin de notre monde et Maire de Massueville en Montérégie nous en dit plus.

« Pour arriver à cette situation optimale, nous travaillons à créer de réels partenariats entre les acteurs nationaux et régionaux et les municipalités. L’objectif est de faire émerger une véritable culture partagée en matière de qualité de vie, de saines habitudes de vie et de santé des citoyens, explique Denis Marion.

« C’est une question d’apprivoisement, car actuellement, même si ces deux mondes travaillent très fort pour le bien-être et la santé des citoyens, ils ne se voient pas toujours comme des alliés naturels. Il y a un fossé à combler », poursuit-il.

Mieux se comprendre = mieux remplir ses missions respectives

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« Dans la démarche Prendre soin de notre monde, une meilleure compréhension mutuelle est la première clé, c’est-à-dire la compréhension entre le monde municipal et les acteurs de soutien qui peuvent aider à accomplir leur mission », souligne Denis Marion.

« Du côté des municipalités, nous désirons que les décideurs saisissent de mieux en mieux la notion d’environnements favorables à la santé, expose Denis Marion. Nous souhaitons qu’ils réalisent que, dans toutes leurs décisions, ils peuvent avoir un impact sur la santé, les saines habitudes de vie et le bien-être de leurs citoyens. Et que c’est dans leur intérêt d’être conscients de ça pour prendre les meilleures décisions possible ».

Qu’est-ce qu’un environnement favorable à la santé?

C’est un environnement dans lequel une personne peut faire des choix qui lui permettent d’être en bonne santé. Si une personne doit faire 10 km pour avoir accès à des fruits et légumes frais, le choix de la marche ou du vélo n’existe pas. Même chose dans le cas d’un boulevard très fréquenté situé entre un quartier résidentiel et une école. « On ne peut pas déplacer l’école, mais la municipalité peut faire beaucoup pour sécuriser la traversée de ce boulevard, et en retirer plusieurs bénéfices », affirme Denis Marion.

Acteurs de soutien : être plus à l’écoute des priorités des municipalités

« Pour favoriser une collaboration efficace et stimulante, la santé publique et les autres acteurs de soutien ont besoin de mieux comprendre dans quel contexte et comment les municipalités et les MRC font leurs choix et prennent leurs décisions, souligne Denis Marion. Pour établir un partenariat fructueux, les préoccupations sur la qualité de vie ne doivent pas être présentées comme une obligation décrétée par un acteur régional ou national, mais plutôt comme la valeur ajoutée qui permet aux municipalités d’atteindre leurs objectifs prioritaires, insiste Denis Marion.

« Il est nécessaire de changer graduellement la posture traditionnelle qui consiste à faire pression sur les municipalités pour qu’elles adoptent des projets. Il est plus fructueux de les considérer comme des partenaires plutôt que comme des cibles, lorsqu’on veut faire aboutir des projets de saines habitudes de vie ». Denis Marion, maire de Massueville et membre du Comité national de coordination de la démarche Prendre soin de notre monde

« Il faut regarder ce sur quoi le monde municipal travaille déjà, puis analyser les projets afin de déterminer si on peut y intégrer des préoccupations de saines habitudes de vie », ajoute-t-il. Voilà pourquoi la démarche Prendre soin de notre monde va inviter les acteurs de soutien à développer des compétences dans la compréhension de la gestion des dossiers municipaux.

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Congrès, colloques, symposiums : Prendre soin de notre monde sera partout en 2016

« Nous serons présents à plusieurs événements d’envergure, notamment dans les congrès annuels de différentes associations d’élus et de professionnels municipaux, ainsi que dans ceux des ordres professionnels. Par exemple, cette année, l’Ordre des urbanistes du Québec reçoit les urbanistes du Canada et nous allons y faire une présentation», se réjouit Denis Marion. Le calendrier de ces événements est détaillé dans le billet : « Prendre soin de notre monde, un calendrier d’événements printaniers à surveiller ».

La stratégie de Prendre soin de notre monde vise à sensibiliser ces organisations pour qu’elles informent leurs membres qui œuvrent sur le terrain. « Le but est de faciliter les échanges avec les acteurs de soutien afin qu’une réelle dynamique de collaboration s’installe avec le monde municipal », souligne Denis Marion.

« Plusieurs élus sont prêts à passer à l’action en matière d’environnements favorables à la santé. Ils ont besoin de soutien pour le faire. Quelles sont les meilleures pratiques et quelles sont leurs retombées économiques? Par où commencer? Voilà des questions auxquelles des acteurs de soutien peuvent répondre, parce qu’ils ont une expertise en santé publique, en transport actif ou en aménagement d’espaces favorables au jeu actif. Cependant, en ce qui concerne le choix et la réalisation des projets, il est important de reconnaître que les experts, ce sont les acteurs municipaux », conclut Denis Marion.

Pour plus de renseignements sur la démarche Prendre soin de notre monde, vous pouvez consulter le document « Prendre soin de notre monde: La Démarche»

Rédaction : Françoise Ruby, rédactrice Veille Action

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Prendre soin de notre monde vise l’amélioration de la qualité de vie et la création et le maintien d’environnements favorables à la santé et aux saines habitudes de vie des citoyens des villes québécoises.

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